JDCM #8 : les petits du « Point Godwin »

Cette période d’élections présidentielles – qui agite comme jamais la twittosphère française – donne lieu depuis quelques temps à des explosions de mauvaises foi et au franchissement régulier du désormais célèbre point Godwin. Pour rappel, la définition résumée de ce terme : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. » (source : Wikipedia)
En gros, traiter Claude Guéant de « facho » – à tord ou à raison sur le net – c’est franchir le point Godwin !

Je ne veux pas philosopher sur ce sujet – je laisse ça aux esprits forts des vrais médias – mais je voudrais juste pointer quelques « petits » du Point Godwin qui fleurissent ça et là sur le web !

1. Le point « Laval »

C’est le plus proche parent du point Godwin ! On n’est pas dans le « nazi », on est juste dans le « collabo ». Se lance généralement suite à un soutien hasardeux sur les réseaux. Très franco-français car évocateur d’une période sombre de l’histoire du pays.

2. Le point « Willow »

On passe dans la case « cour de récré » : on traite le physique et généralement la taille. Nicolas Sarkozy pourrait témoigner à ce sujet car je pense que personne plus que lui n’en a été victime. On trouve tout un florilège de terme dans cette thématique : « nain », « nabot », « Atchoum », etc. Pas forcément très violent dans les termes mais souvent désastreux pour l’amour-propre de celui qui en est la cible.

3. Le point « Corky »

Très sensible donc franchi très rarement (en tout cas parmi les personnes auxquelles j’accorde mon attention numérique). Il s’agit de l’attaque bébête sur le degré d’intelligence de son contradicteur. De « débile » à « gros con », on frôle l’incident mais on reste dans le domaine de la chamaillerie. Quand le « mongolien » sort, on franchit le point Corky et on ne peut s’en prendre qu’à soi-même en cas de mass unfollow.

4. Le point « 10minutesàperdre »

On passe dans l’intime, on traite la sexualité. Presque tout le monde l’a franchi au moins une fois en lâchant un « PD » sous le coup de l’énervement. Les amis homosexuels à qui j’en ai parlé m’ont dit ne plus prêter attention à cette insulte qui n’est plus vraiment homophobe mais presque entrée dans le langage courant. Et surtout, tous m’ont affirmé s’être marré à la vue de cette vidéo réalisée par l’équipe qui a donné son nom à ce point :

Comme quoi, même en franchissant certaines limites, on peut aussi rire et finalement prendre le web avec humour !

Ouf, je me demandais comment terminer cet article sur une touche sympa plutôt que moralisatrice…

A la prochaine les amis 😉

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