JDCM #4 : Le CM a « la fascination du pire »

La fascination du pire, c’est avant tout un excellent roman de Florian Zeller (prix Interallié en 2004). C’est aussi une façon d’aborder la vie pour certaines personnes qui sont des pessimistes acharnés.

Dans le cadre de la mission du community manager, cette « fascination du pire » est une absolue nécessité et pose les bases d’une stratégie efficace !

Revenons à un fondamental de la communication sur les réseaux sociaux : le droit de réponse. Le community management a amorcé une nouvelle forme de communication qui autorise le dialogue entre l’émetteur du message et la cible. Et qui dit « dialogue » et « droit de réponse » sous-entend aussi la possibilité d’être confronté, sur ses propres supports, à des propos négatifs. C’est ainsi qu’est né le Troll !
En général, lorsque j’aborde la thématique du troll avec des clients, je passe un peu pour un parano avec mon « personne n’est à l’abri d’une campagne de désinformation digitale ». Pourtant, c’est un fait : sauf cas exceptionnel d’association caritative exemplaire dans ses actions et sa gestion, toute structure ou personne présente sur le web peut subir l’attaque d’un troll. Avoir cette information et cette conscience du risque en permanence à l’esprit n’est pas de la paranoïa mais un avantage qui vous permettra de mieux évaluer votre stratégie social media et d’agir plus efficacement en prévention du trolling.

L’influence du troll sur la création des contenus

Je n’apprendrai rien à ceux qui travaillent dans la communication digitale depuis un moment – notamment dans le domaine politique – et les autres le découvriront assez vite : Internet est un endroit où presque tous les coups sont permis. Qu’il s’agisse d’un sujet un rien délicat et cela peut carrément devenir le Far West !
Pour éviter les problèmes, j’ai pris l’habitude de me mettre dans la peau du Troll en élaborant ma stratégie ainsi qu’à la relecture de mes contenus. Qu’est-ce qui est sensible dans ce post ? Qu’est-ce qui pourrait – une fois sorti de son contexte – être la source d’une confusion et être utilisé contre mon client ?
Cela est particulièrement vrai pour les vidéos. Quand je suis sur un sujet un peu sensible, j’imagine toujours la parodie : est-ce que mon contenu peut être repris et détourné pour devenir un bad buzz que je regretterai amèrement dans un mois ?

Cette démarche de sécurité qui consiste à envisager le pire peut sembler excessive mais permet d’éviter bien des désagréments. Certes, cela entame un peu la partie créative du travail mais offre aussi l’opportunité de blinder ses contenus. A défaut d’éliminer le Troll, autant prévenir son arrivée et lui rendre la tâche la plus compliquée possible !

Personnellement, j’ai fait mon choix !

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