Marseille 2.0 : l’heure du (bon) bilan

Marseille 2.0 vient de se terminer et il est temps de tirer un premier bilan de ces deux journées consacrées aux réseaux sociaux et à leurs applications dans le domaine de la culture. Côté fréquentation, il n’y a pas eu foule mais les professionnels marseillais du secteur com/web étaient présents ainsi que plusieurs représentants d’entreprises intéressés par les réseaux sociaux. Comme dans toutes les manifestations de ce genre, nous avons tous bien « réseauté » – j’ai distribué en masse mes cartes de visite et j’ai gagné en deux jours quelques sympathiques followers marseillais sur Twitter – car en plus d’écouter les nombreux intervenants, Marseille 2.0 avait pour vocation d’être un point de rencontre entre acteurs de la communication et du web.

La grande question, à l’issue de ces journées de conférences et débats, est évidemment : quels points importants en ressortent ?

J’en vois trois principaux :

– Tout d’abord, le rôle du community manager – qui a bien évidemment été qualifié de « métier d’avenir » – que les agences comme les annonceurs semblent bien décidés à placer désormais au centre du processus stratégique. Seul bémol selon moi, le CM reste cantonné dans les présentations à une fonction technique. Je prépare un article sur ce sujet pour les jours qui viennent afin d’apporter un éclairage complémentaire sur ce métier qui me passionne.

– En second lieu, il y a eu une excellente intervention sur l’indépendance, parfois trop grande, des communautés de fans. Bernard Cova, qui a abordé ce sujet, a pris l’exemple de la Scala de Milan où un groupe de « fans » à réussi à acquérir suffisamment d’influence pour intervenir directement sur la programmation de l’opéra et faire pression sur la direction en cas de mauvais choix de sa part (ce sont eux qui en 2006 ont sifflé Roberto Alagna au point de lui faire quitter la scène) ! Cet exemple met en évidence une fois de plus l’importance d’une gestion efficace des communautés de fans et la nécessité d’un minimum de cadrage, mais aussi et surtout de dialogue permanent entre les différentes parties. L’émergence des community managers – encore eux – devrait susciter de plus en plus d’intérêt pour ces « cas d’école » qui mettent en évidence la difficulté d’assurer le suivi efficace de ses propres « fans » dans une société des réseaux où plus que jamais, l’union fait la force.

– Enfin, et c’est sans doute le point le plus intéressant qui a été discuté au cours de ces deux jours, l’avenir des réseaux sociaux sera la géolocalisation. En 15 minutes de présentation, Clément Vouillon (à suivre d’urgence sur Twitter) m’a éclairé et converti au réseau social géolocalisé. Avec des exemples précis sur les applications de ce système à des problématiques telles qu’on peut les rencontrer en agence, il a conduit une bonne partie de l’assemblée, pour ne pas dire tout le monde, à comprendre à quel point cette technologie, qui a déjà commencé à réunir de nombreux adeptes et permis la réalisation d’opé très réussies, va devenir incontournable dans les mois/années qui arrivent. Comme au sujet du community manager, je consacrerai très bientôt un article à ce sujet tant il annonce de grandes choses pour l’avenir.

Alors, bilan de Marseille 2.0 ? Une réussite ! Le programme a tenu ses promesses et les interventions ont été aussi intéressantes que dynamiques.
Je profite de cet article pour saluer le travail des organisateurs, Jérémy Dumont mais aussi et surtout Philippe Français qui a animé les ateliers avec une belle passion communicative. J’espère que rendez-vous est pris pour l’année prochaine !

  1. Sauf que… Paris 2.0 a été un fiasco en termes d’organisation, et plus personne ne veut s’investir auprès de J. Dumont. S’il n’y a pas eu foule, ce n’est pas pour rien, j’étais vraiment content de voir un évé de ce genre dans ma ville, mais fait par ce type, je boycotte.

    Je ne pense pas que la ville a besoin d’un personnage de ce genre, détestable. Il n’y a qu’à voir les réactions sur les blogs qui critiquent sa manière de faire : il n’assume rien du tout, et préfère trouver des arguments hallucinants pour se justifier, voir impliquer d’autres gens qui n’ont rien à voir.

    Pour rappel voici quelques éléments : http://techtoc.tv/fredbascunana–Frederic-BASCUNANA/blog/54

    Tant mieux s’il n’a pas répété toutes les mêmes erreurs pour cette édition marseillaise, mais à l’avenir, j’espère vraiment ne plus le voir sur ce genre d’évé.

  2. N’ayant pas d’éléments de réponse concernant l’organisation de Paris 2.0, je vais m’abstenir de tout commentaire. J’ai écrit cet article à la suite des deux journées de Marseille 2.0 durant lesquelles l’organisation m’a semblé parfaitement cohérente et cela concerne l’ensemble des personnes impliquées.
    Les occasions de se rencontrer sur Marseille entre professionnels de la com et du web sont plutôt rares et ne serait-ce qu’en ce sens, cette manifestation a été un succès et son équipe garde toute ma confiance.

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